Aujourd’hui, je quitte Pau. La tristesse m’accompagne, laissant ma bicoque vide, faiblement rempli de poussière, plus aucune trace de mes appartenances ; rien ne frôlera plus l’un de ses sols, l’un de ces murs.
Je quitte Pau, aujourd’hui !

Leavin'PauLa veille, aidé d’un vieil ami, (un de ceux rencontrés en Cité U, c’est dire), je finissais mes valises, direction Annexx.
Oui, Annexx ? L’aide à l’entreposage, la location de box, l’accueil gentillet et sympathique sous conditions, d’une modique somme de 50€/m pour un minima de location. En l’occurrence, 6m3. Une forte hésitation concernant le 12 (hé, un vélo, ca prend de la place).

3 A/R plus tard, sous un soleil de plomb, une aprèm’ sous la lourdeur Béarnaise, la chambre était enfin vide. Le box était définitivement plein. Il ne restait que ce claquant dans l’air. Claquant incurable.

 

Pourtant, Pau était l’espérance d’un avenir meilleur, d’un virage à l’Alpe d’Huez, d’un abandon de mes terres et d’un refus catégorique des conditions de besogne dans lesquelles j’avais baigné durant ces 3 dernières années. Une perspective, morte-née.

Malgré la flotte, ce pays semble valoir le coup : les Halles vous accueille dans un gymnase ou le bourru-parlé du local côtoie le chantoyant du sud et de l’hispanique. Les mets, frais et de qualité, aux prix abordables, vous laisse de quoi profiter de la vie et aiguayer les papilles. Car oui, la gastronomie, rien de mieux comme terreaux pour y faire fleurir ses plus beau souvenirs. Tout du moins, je l’ai toujours subi ainsi.

Certes, un climat merdique nous avait accueillis. 3 mois de rasades. Des pluies diluviennes surprises, là, en l’espace de 5 minutes. Et autres inondations pour nos proches voisins et amis rugbymens et autres proche-mers.
Mais le béarn et ses piémonts valent bien une rassouillée sur un VTT ou bien accompagné de ses running.

Pau

Pau vu des piedmonts Jurançonnais – Running Morning (Fichu iPhone)

Quelques semaines auparavant, j’avais pu gouter au plaisir d’un tour de vélo, au sein des coteaux Jurançonnais. Dans les piedmonts pyrénéens. Seule sortie que je m’étais octroyé en 3 mois de vie.
Ces messieurs en plein travail, moi en nage. En effet, c’est à partir de cette rando vtt-tiste que les conditions s’étaient améliorées, l’eau laissant place au cagnard d’un sud tout aussi respirant qu’une cuvette clermontoise. De plus, c’est que c’est vallonés dans ce pays !

Alors oui, aujourd’hui je quitte, les joues mouillées, cette terre qui n’a pas eu le plaisir de m’accueillir. Maintenant, je prends les rênes pour de nouvelles aventures. Amis de France et de Navarre, maréchal me voilà.

Poster une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Allé en haut