Kuala Lumpur : 4 jours à tuer

23 octobre 2015

Près de 16 heures dans un zingue, à ne pouvoir regarder un flim que de manière haché, pour cause d’interruption radio de la part des hôtesses. Certes, l’arabe est très doux à l’oreille, quand il est narré par une jolie pépé de la bas, mais il devient insupportable lorsque l’on ne peut profiter de son classique en paix.

16h et une escale, sans trop de retard, à l’aéroport de Doha. Juste le temps d’éclater son forfait (appel, SMS, 2Go d’Internet, pipe en sus), histoire de rassurer les familles, qui voientt en guise de voyage initiatique, une aventure indiana-jonesque, aux embûches et autres proto-dangero-animaux à l’appétit féroce et aux envies viscérales de me faire du mal, à moi.

Kuala Lumpur me voila : en route pour le centre ville grâce au super KLia Ekspres. 35 ringgit le bifton, un bras pour le commun des pauvres Malaisiens, des clopinettes pour une européen. 1e = 4,7rm
Sur le trajet, des palmeraies, de la jungle praticable uniquement à la machette. Un pays humide et chaud, un terrain parfait pour une verdure épaisse et luxuriante. Que de Bush inconnus, une faune hostile et étrangère. Parfois, des tas d’immondices daignent se permettre de ruiner le paysage. Nous ne sommes pas à Naples, mais pour un certain standing, Kuala peut bien se permettre cette excentricité.

Posé dans mon train, m’accompagnant, un livre de Mike Horn, grand aventurier des temps moderne. Un sérieux forcené, motivé, déterminé, qui me plait bien. Il me raconte ses aventure : aujourd’hui, le tour du monde en suivant l’équateur. Unique cahier des charges : se démerder par ses propres moyens et ne jamais dépasser une bande de 80 bornes longeant le fameux parallèle. Latitude Zéro : délectable !
Acheté pour mon frère, je lui ai confisqué dans une folie furieuse, faisant de lui l’un de mes compagnons de voyage.

Sur l’autoroute, les pullulant scooters croisent les camions. Les 2 sont légions dans se pays. Ils ne partagent que ce souci de détruire le mieux possible la couche d’ozone.

KL Sentral

Déposé à destination, KL Sentral, ma première sortie non climatisée se fait dans un milieu où la brume et la chaleur se confondent, pour mieux baigner les homo-sapiens qui daignent y vivre.

A l’entrée de la monopole, les villas se cachent pour mieux éviter un voisinages des plus pauvres. En effet, il faut distinguer 2 types de population, répartit à des endroits bien distincts.
Pauvres, les quartiers Indien, Chinois, Malais, se partagent le centre de la ville. Là ou un indien XXL coûtent à peine 11 Rm, le même repas se retrouve multiplier par 10 dans le quartier des banques, lieux d’affaire, de gigantisme et peuplé de centre commerciaux tous plus démesurés les uns que les autres (à l’image des fameuses Tours Petronas). Où les mêmes enseignes se confrontent entre-elle, à 1 pâté de maison d’écart. Le tourisme est en plein essor, terrain d’ultra consommation. Autant dire, pas pour moi.

Quartier KL Indian boustifailleDes quartiers insalubres au grand luxe et au gigantisme des banks : il n’y a qu’un pas.

Tours Petronas et Garden Chinese Underground
FontaineAucun sentiment réel d’insécurité : les flics sont là, veille. Chaque tour digne de ce nom a son service de sécurité. Ils sont même bien sympathique, quant il s’agit de renseigner le jeune blanc, histoire de tuer le temps.
Mais comment vit la population de base ? Simple : de faussairisation, de restaurant ou tout simplement en nettoyant la ville. Les rues sont toujours cleans. Rien ne traîne.. mais tout est déposer à même les fossés. Il ne faut pas gratter 100 ans pour voir les tas d’immondice planqués dans les ruelles et derrières les murs.
A chaque coin de rue fréquentée, l’odeur présente est celle du rince-main-post-chinois-à-volonté : l’odeur agréable et douce de l’assouplissant bon marché.
Pour les quartiers pauvres, c’est une tout autre histoire : une odeur de fond de poubelle au grand jamais nettoyée.

Au delà des bazards indiens, il y a ces 2 quartiers chinois Yin et Yang. L’un est beau, serti de sculptures, de temples, de drapeaux, de rouge. L’autre, un marché parallèle, puant des odeur des animaux vivant en cage, tué sur place et pourrissant à même l’étalage, s’amassant de jour en jours.

Place du souvenir Marché chinoisConcernant ma vie perso, à l’hôtel : une chambre des plus spartiate. En guise de douche, un brumisateur, histoire de ne pas se sentir dépaysé.
Aucun savon ! Est-ce un mal ? Il faut bien faire tourner l’économie locale.
Une TV, aux rares chaînes, dont une en anglais, permettant de voir et revoir certains nanard du cinéma américain. Une bonne occaz’ pour apprendre le Grand-Breton aux locaux, leur permettant au mieux de marchander avec les nombreux wagons de touristes qui arrivent chaque jour.

TV in room Salle d'eau

Il me faudra y retourner, à minima pour photographier ce qu’est la Malaisie, l’intérieur des quartiers vivants et découvrir les ressources extérieur à cette ville qu’est Kuala Lumpur. Sans parler d’un intérieur des terres, qui, hostile, semble cacher des trésors d’une beauté rare et exotique. De quoi tenir toutes ses promesses.

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