De la Tontouta à Nouméa

6 septembre 2017

Je quitte cette ville morte et morose de Te Kauwhata dans laquelle j’ai dépensé plus d’un mois en mode sédentaire. Objectif d’un mois en territoire Kanak, avec l’espoir de pouvoir faire un p’tit tour par les îles Vanuatu avant de reviendre faire l’expédition sur l’île Sud de la Nouvelle Zélande.

A mon arrivé, je suis bien accueilli : il y fait chaud, il fait bon. Les chaînes montagnes, leurs pics, cet appel à l’effort et à la sueur ; la mer bleue cyan, son lagon. On revit, loin des fumés d’Auckland, de l’occidentalisme sauce Asiat’-Kiwi.

Le temps d’un bus, et me voilà au centre de la seule agglo’ que propose le pays. Nouméa est un cas à part, l’avenir me le confirmera. C’est une ville qui ne tape pas tant dans l’exotisme ; des palmiers de ci de là mais rien de comparable à une Kuala Lumpur dans les faits. Des immeubles, des MacDos, des épiceries.. : classique.

Ville valonnée, quelques point de vue permettent de prendre de la hauteur et de profiter de la côte bordée par les habitations. Quelques plages en périphérie, des chaines au derrière : la presqu’île est peuplée, à l’ancienne, mais peuplée.

Les gens : climat pesant, peu se sourires, pas de bonjour. Des regards, parfois des interpellations. La nuit tombée, on peut sentir un regain des tensions, surtout pendant le week-end ou son approche.
Il faut dire que le racisme est assez fortement présent : tout le monde à son petit nom, du Kanak (éthymologie pas des plus glorieuses), les Caldoches, les Zoreilles, les blablas, les mes-couilles. Et tout le monde a le droit à son trait de caractère, tout dépend du bords dont l’on vient : du tahitien, de l’autochtones, du Wallésien, de l’Australien, de l’Expat, du Bagnard. Triste !

Les conflits s’expliquent souvent dans la bouge des consernés par : les kanaks et l’alcool, leur incapacité à gérer, le refus physique de l’assimilation de la molécule ; les wallésiens et leur arrogance ; la boffitudes irrespectueuse australienne ; l’expat suffisant ; le blabla et…. mes couilles !

Et justement, j’aurai tendance à penser que le fort pouvoir du territoire est son métissage.
La légende veut que ceux n’étant pas fraîchement immigrés ont a minima un peu de sang New’Zèd.
Les metissées kanak/caldoches sont considérées comme beautés, et à juste titre.

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