Au petit matin, le ferryboat, gigantesque catamaran de 52m de long et d’environ 350 passagers, vous emmène pour vous bercer sur les vaguelettes du lagon, direction les Îles. 2 stops au programme : Maré, Lifou. Je choisis de m’arrêter au premier.
Ce petit vaisseau des mers nommé Betico a été renommé affectueusement Vomicio. Et je peux le certifier qu’il porte bien son nom. Je ne pense pas être assujetti au mal de mer (au vu de mon passé), mais celui-ci a un étrange pouvoir sur le corps du commun.

Finalement arrivé en terre promise, à Lifou, je peux enfin respirer après des heures d’intense souffrance. Je récupère mon backpack et me lance sur la route. Je n’ai aucun plan, aucune idée. J’ai entouré au crayon à papier quelques places à voir, rien de plus. Mais je n’ai ni itinéraire, ni bouffe, ni lieu où dormir et aucun moyen de locomotion.
De pouce en stop, de locaux en touristes, je sillonne les routes au gré de la bienveillance des gens.

Le premier stop a lieu dans la tribu de Luengoni. Ce coin de paradis réputé pour sa plage , ses îlots, ses grottes, a se reposant qu’ont ces coins peut fréquentés et édeniques.
Bella, qui s’occupe de l’herbe sur laquelle j’ai pitché ma tente, est un amour. Accueillante, bienveillante, de conseils, sacrée cuisinière.

LUENGONI : GROTTES, PLAGE ET CALIENTE

La plage autorise de piquer une tête dans ses eaux turquoises, très calme. Quelques îlots sont joignables à la nage. Bordant la mer, d’ancien récifs coralliens sont peuplés de tortues, visibles uniquement aux bonnes heures de la journée. Des crabes, des poissons, quelques cocos aident au réapprovisionnement ; il s’agit juste de voir cela avec les autochtones.

Un certain Noël Pia, un atypique, aux discours inépuisable, vous propose une balade au sein des joyaux de la région. Ce sont officiellement des grottes parmi les rares qui sont autorisées a être visité. Les autres sont tabou ou bien à négocier d’une solide amitié avec quelques Kanaks.
Il s’agit de cavités naturellement formées par la marée. Perpendiculaire à la côte, ces canaux sont emplis d’eaux turquoises tout du long. Cristaline, le mixe de l’eau de source et de mer la rend un peu salée. Notre Hulot national y a même déjà fait un tour, histoire d’installer le fil d’Ariane que seul « pas-nous » ont le droit d’utiliser.

EASO

Au nord ouest se trouve l’aquarium d’Easo. Un spot naturel ou les poissons, autres serpents et bestioles, viennent barboter près des patates de coraux. L’aventure commence après 2/3 brassées puisque le spot se place juste au devant de la côte. Il s’agit là d’un formidable endroit, quand il n’est pas pollué, peuplé par des cohortes d’Australiens venu en masse par paquebot de 1000.

Sur la route : Notre Dame de Lourde ! Rien de miraculeuse, juste un magnifique point de vue sur les 2 baies (Jinek : l’aquarium). Une petite chapelle trône sur son rocher. Comme à leur habitude, encore un superbe endroit tombé sous l’égide du clergé !! Pour leur plaisir perso’ : ‘nfoirés !!

Non loin, nous a été indiqué une plage, celle de Kiki, le fameux. Peu connu, semble-il. Oui, Nous, suivant le trajet d’un amour de petite famille et de leur covoitureuse.
L’accès à la plage a lieu par l’intermédiaire d’un Kanak, qui pour 200 francs, vous montre du doigt l’entrée. Malgré tout, il s’agit là d’une personne de bon conseils, amicale et fort généreuse. Et ces 200 francs, vous pouvez me croire, valent foutrement le coup.

Après 45 minutes de bonnes marche à travers la junglounette, nous accédons à la falaise qui surplombe l’endroit. Beau point de vue pour une carte postale ! Nous prenons l’accès direct atteignant la plage. Ce sentier nous démontre que ce lieu n’est pas si peu fréquenté. Déchets partout. Combinés aux sporadiques feux que nous avons croisé sur la route, nous pouvons en conclure qu’il s’agit bien là des locaux que du crétin classique de touriste.
Le spot est merveilleux, vierge. Pas de patates mais quelques tortues, des poissons, un plage propre, un sable fin, un soleil agréable. Le lieu parfait pour une sieste d’aprèm’.

LES FALAISES DE DOKING

Le dernier endroit connu est Doking. Un petit village perdu sur la pointe nord de l’île. Une falaise borde la mer de ses rochers escarpés. Il s’agit là d’un lieu idéal pour la pèche. Nous croisons pas mal de jeunes kanaks qui s’y attelle, alternant petit plongeons de rafraîchissement à l’utile pèche. Quelques palmes de coco (bougna style), un feu (ou pas) et le tour est joué. Là aussi, et ce sur l’ensemble de l’île, l’eau est parfaite.
De plus, pour les plus téméraire, un peu d’escalade. Mais il faut avoir de la bonne vieille corne au main.

Je quitte l’île après 3 jours passés dessus. Avant de lui dire au revoir, je fais la connaissance d’une famille de mélanésiens vivant près de l’aéroport et me proposant l’abris pour la nuit.
Je découvre le pain marmite, le dodo en case, partage un peu de leur conversation mais pas assez de leur quotidien 🙁 J’aurai tellement voulu faire plus pour eux. J’aurai voulu y rester mais ne m’en suis pas accordé l’opportunité.
M’ayant accueilli, car sans toit la nuit tombante, parce que l’avion est tôt au matin, parce que concours de circonstances et que je n’ai rien géré de ce périple, j’espère à nouveau réitérer l’expérience. Ce sont des gens fabuleux. J’espère revenir un jour, leur donner à mon tour, ce que je peux leur offrir. Et je resterai un peu plus, cette fois-ci 😀

 

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